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Rose Barberat

Rose Barberat
Planétarium
4 septembre – 9 octobre, 2021
pact avec Hervé Mikaeloff

« J’ai eu une envie très intense de rouge, après avoir travaillé une série de peintures bleues se présentant comme des scènes de genres réalistes, avec des formats paysages où ont infusé des récits mythologiques notamment l’Odyssée sans pour autant faire une illustration d’épisodes.

Après une recherche de connexions intérieures et télépathiques dans les peintures bleues j’avais envie de connexions plus physiques et conscientes dans les rouges. Je partais donc avec cette idée autour d’émotions fortes. J’imaginais des portraits rouges, uniquement au sein d’une couleur où leur placement intuitif créerait une idée de perspective.

J’ai observé un rapport au portrait, à la couleur et aux objets. Je décide de garder ces trois éléments et d’amplifier leurs rapports et effets entre eux. Les objets sortis de leur espace crédible deviennent alors des symboles. Un peu comme des gravures/peintures de l’Égypte antique où les personnages aux postures hiératiques côtoient des symboles qui sont des caractères scripturaux.

Derrière l’image et la représentation figurative il y a l’idée de la monstration et les symboles en sont des principes actifs. Je voulais créer une écriture à partir de symboles contemporains, je regardais cette série de documentaires sur l’écriture et son histoire sur Arte et j’ai été marquée par son apparition primitive où les mots étaient des dessins de plus en plus simplifiés jusqu’aux signes, les dessins accumulés devenaient des rébus créant un récit, comme aujourd’hui les emojis. Je regarde beaucoup de design et d’objets via Alexandre mon compagnon et cela m’inspire beaucoup.

L’ensemble me donne envie de créer des « super images » à partir d’images dans les images. Des rébus faits d’objets qui deviennent des images.
Derrière le rouge, il y a pour moi une idée d’amour dans son côté actif, « Le côté actif est ici dans son énergie la plus intense. » nous dit Goethe dans son traité des couleurs. C’est pour cette fois la couleur qui a motivé les images et non l’inverse, ce qui marque un changement dans mon processus où je donne plus d’importance à la couleur. »